Histoire de l´hippodrome de Pau

LES RACINES ANGLO-SAXONNES DES COURSES EN BÉARN

Par Xavier Bougon – www.jourdegalop.com

 

Comme à Cagnes-sur-Mer, que nous évoquions le 10 janvier, les noms des prix à Pau racontent l’histoire des courses du Béarn, où se déroule dimanche prochain le Grand Prix. Les deux sites hippiques, géographiquement opposés, ont pour point commun d’être nés grâce à l’afflux de "migrants" – un mot à la mode – fortunés. Sur la Riviera, l’apogée du tourisme d’hiver se situe entre 1880 et 1914. À partir de l’hiver 1880, l’effectif des hivernants passant au moins deux mois sur la Côte est composé de 13.000 Français, 6.000 Anglais, 2.500 Russes, 2.500 Américains, 2.000 Allemands ou Autrichiens...

 

Pau, ville cosmopolite, so british

Dans les années 1850 et 1860, il était de bon ton de passer l’hiver à Pau. Les hivernants étaient environ 1.500 en 1855, et près de 2.500 en 1865. Les Britanniques, Anglais, mais aussi Écossais, Gallois et Irlandais, représentaient 46 % des hivernants en 1850 et 67 % en 1858. En 1863, on relevait 340 familles britanniques, 40 américaines, 26 allemandes et autrichiennes et 24 russes. Vers 1880, le Béarn comptait plus de 2.000 Américains pour autant d’Anglais et d’Espagnols. On comptera jusqu’à 6.000 hivernants pour une population de 30.000 habitants ! Pau, c’est aussi la ville natale d’un futur roi de France, Henri IV, né des amours de Jeanne d’Albret (née au château de Saint-Germain-en-Laye) et d’Antoine de Bourbon.

 

Wellington, le vainqueur de Napoléon, s’installe à Pau

À la fin du règne de Napoléon, les troupes alliées - espagnoles, portugaises et surtout anglaises - arrivent à Pau et le général Wellington s’y serait installé en février 1814 après la bataille d’Orthez (certains faits étant contradictoires, je ne confirmerai pas la véracité de mes propos). La ville est une révélation pour les Anglais, qui tombent sous le charme de son climat et de son panorama sur les Pyrénées. Ils prêtent à son air pur de multiples vertus et n’ont qu’un désir : y revenir.

À partir des années 1830 et 1840, l’histoire de la ville prend alors un tour inattendu marqué du sceau du développement du tourisme climatique. Pau devient un prestigieux lieu de villégiature et le rendez-vous mondain de la haute société. Le succès augmente encore à partir de 1838, lorsqu’un médecin écossais, Alexander Taylor, – il sera inhumé à Pau en 1879 – ouvre un cabinet médical à Pau après avoir été guéri du typhus et de dysenterie en passant quelques semaines dans la cité béarnaise. Il démontre à ses compatriotes, par la rédaction d’un ouvrage en 1842, que le climat local peut avoir des vertus bénéfiques dans le traitement de la tuberculose. Il est désormais à la mode de passer l’hiver à Pau pour se soigner ou seulement pour se montrer. Cette période est couramment appelée celle de la "ville anglaise". Mais il faut noter que si les Britanniques sont les plus assidus à y passer la saison, la bonne société américaine, française, espagnole, néerlandaise, russe ou prussienne contribue aussi à son succès.

 

Le Cercle anglais, le Pau Hunt Drags

Les Anglais amènent leur mode de vie, leurs sports (rugby, tennis, tir aux pigeons, cricket, polo) et leurs loisirs. Une poignée de gentlemen écossais fondent en 1824 le Cercle anglais de Pau, association de notables anglais qui était, à l’origine, un lieu de rencontre et de lecture pour British en villégiature, où l’on s’échange les derniers potins du jour en buvant le thé ou un whisky. Le jeudi soir, on joue au bridge en buvant un armagnac.
En 1840, Lord Henry Oxenden (vétéran de l’armée de Wellington) fonde le Pau Hunt Drags qui organise des chasses à courre au renard, tantôt en suivant à cheval une meute de chiens Fox Hounds, tantôt en suivant une voie tracée artificiellement par les dragueurs, d’où son nom de Drag Hounds.

Aujourd’hui encore, le Pau Hunt perpétue la tradition anglaise de la vénerie, avec les vestes rouges à parements verts, la culotte beige, la cravate de chasse, les trompes et des chiens provenant des meilleurs élevages anglais et irlandais. La chasse qui rassemble d’intrépides et passionnés cavaliers fut menée par un master, ou maître d’équipage, l’Américain James Gordon Bennett, jusqu’en 1882. Il était le propriétaire du New York Herald Tribune. La société cosmopolite de Pau, fortunée et sportive, n’est jamais en mal d’activités. Dans le parc du château de Billère, le baron d’Este (né à Paris, mais originaire d’Écosse) organise en février 1882 une fête hippique dont les bénéfices iront aux plus démunis. Au programme, un concours hippique, un steeple-chase à travers la propriété et un "paperhunt" pour lequel un escadron de cavaliers s’élance à la poursuite de William-Knapp Thorn, faisant fonction de "fox". Le baron Arthur d’Este fut master des chasses du Pau-Hunt et président du Cercle anglais de 1913 à 1925, année de son décès.

De 1901 à 1910, le poste de master est occupé par un autre Américain, Henry Ridgway, à qui succédera son compatriote Frederik Henry Prince, pendant trente ans, de 1910 à 1940.

En 1896, parmi les membres – appelés boutons – du Pau Hunt, on trouve beaucoup d’Anglais et d’Américains : Ridgway, Hutton, Chapman, Morgan, John-Henry Wright, Prince, Potter, Nugent, W.K. Thorn… Mais aussi des Français, comme le comte de Lesters, le comte d’Evry, le baron de Waldner, le baron de Palaminy, le comte de Ganay, le vicomte Henri de Vaufreland, le vicomte d’Elva, le comte René d’Astorg ou le duc de Brissac. Des dames suivent et affrontent les gros obstacles de la lande, en amazone : Mme Joseph Barron, Chapman, Munroe (future Mme Ridgway), Morgan… Pour l’anecdote, F.-H. Prince a été le principal mécène et animateur du Pau Hunt, du Golf de Billère et du Jeu de Paume, organisant notamment la "Coupe de Pau".

 

Le Pau Golf Club, il pleut autant à Pau qu’à Londres

Deux décennies plus tard, en 1856, quatre passionnés de golf, les colonels William-Nelson Hutchinson et James-Hamilton Lloyd-Anstruther, le major William Pontifex et le révérend John-Henry Sapte, fondent, dans la plaine de Billère, le premier golf du continent européen. Un ancien corps de ferme sert de petit abri en bordure des links et ce n’est qu’en 1880 qu’il est transformé en club house, style victorien. Le Pau Golf Club est né. Avec neuf trous à la création, douze en 1860 et dix-huit en 1875, le parcours serait inspiré de celui, écossais, de St. Andrews, créé en 1552. Les membres du Golf et ceux du Pau Hunt se réunissent au Cercle qui devient le rendez-vous des sportsmen anglosaxons béarnais. Dans les archives, on parle de "Temple de Bacchus et de la Dame de Pique". On y jouait beaucoup et on y buvait sec. En 1900, on ne comptait pas moins de quarante employés : serveurs, femmes de chambre, croupiers (il y avait un casino), cuisiniers… Pendant cinquante ans, le Cercle fut installé place Royale, dans une aile de l’hôtel de France, spécialement aménagée pour recevoir les membres. Après la vente de l'immeuble au gouvernement espagnol qui en fit son consulat, le Cercle déménagea à l’hôtel Gassion, jusqu’en 1980 (réhabilité en appartements privés). Actuellement, le siège se trouve à la villa Lawrance, construite en 1855 par un président américain du Pau Golf Club, Francis Cooper Lawrance, décédé et inhumé à Pau en 1911.

 

De somptueuses demeures

Le flux de touristes ne se tarira qu’après la Première Guerre mondiale, mais avant ils s’installèrent en ville, y faisant construire de somptueuses demeures. Ces trois cents habitations sont les témoins du temps où l’aristocratie du monde entier affluait à Pau. Les plus célèbres émanent de riches Américains. Si on pense à ceux ayant laissé une trace liée au cheval, il faut citer la villa Power (famille Hutton), la villa Ridgway ou la villa Saint-Hélène, du nom d’une île au centre de Montréal, au Canada, patrie de la famille Barron de Longueil qui revendra la villa en 1921 à la famille Prince. La villa Hutton (ex Power), située dans le village de Billère, a été construite vers 1860 sur un terrain acheté en 1857 par un Irlandais, Richard Power Lalor, qui, avec son épouse américaine, Sarah Gordon, a construit la villa d’origine. En 1867, Benjamin Henry Hutton et son épouse, Ann Gordon Hunter, achètent la maison et les terres. Ils l’auraient rebaptisée villa Bilhère, à l’anglaise. Annie décède en 1879 et Benjamin en 1884 aux États-Unis, mais la villa reste dans la même famille jusqu’en 1949, date du décès d’Annie (Anne, Rosalie), leur petite-fille. Elle a compté jusqu'à quarante domestiques et cinquante chevaux pour les trois ou quatre chasses hebdomadaires du Pau Hunt. C’est dans ces lieux que Joseph Barron et son épouse Isabelle Hutton ont vécu.

 

Annie Hutton et Joseph Barron

À la suite du décès du baron d’Este en 1925, son amie Maria-Carlotta Barron de Longueuil, épouse de John Grant, neuvième baron de Longueuil, fils du propriétaire de la villa Saint-Hélène, héritera du château de Billère qu’elle revendra l’année suivante. Elle était la soeur de Joseph Barron – né à Pau en 1872 – , qui épousera Isabelle Hutton en 1905. Ce dernier était membre du Pau-Hunt et reconnu comme un très bon cavalier. Il connut de nombreux succès en concours hippique et décrocha le record d’un saut en largeur en 1907. Il reçut à cette occasion la Copa del Rey des mains du Roi Alphonse XIII. Après le décès de sa femme en 1926, il s’installera à Pau comme entraîneur particulier de sa belle-soeur, une certaine Mlle Annie Hutton. Cette dernière avait eu des pensionnaires chez A.E. Harris et Fred Bates, entraîneur à La Teste. Par ailleurs, Joseph Barron était propriétaire chez Charles Bariller, à Maisons-Laffitte, mais aussi et surtout chez un entraîneur de renom du Sud-Ouest, le Montois Antoine Lafabrie qui lui fera gagner le Grand Prix de Pau en 1930. Le décor est planté, c’est le début d’une période faste et riche pour une ville qui ne connaissait que labourage et pâturage.

 

PAU, LE BERCEAU DES COURSES EN FRANCE

Un hippodrome inauguré par S. A. R. Monseigneur le duc de Montpensier

Le Béarn peut-être considéré comme le berceau des courses en France. Au Xe siècle déjà, les prémices d’une activité hippique débutent le jour de la Toussaint à Morlaàs, alors capitale du Béarn (en lieu et place de Lescar, détruit au IXe siècle) et résidence des vicomtes de Béarn. Les courses y avaient existé dès le XIIe siècle, mais avaient disparu. Pau deviendra la capitale de la province historique du Béarn grâce à un certain Gaston Febus, comte de Foix, plus connu sous le nom de Gaston Phoebus. Le Prix qui lui rend hommage est programmé le 7 février et est considéré comme une consolante du Grand Prix de Pau.

Les premières courses officielles dans la région sont organisées en 1807 à Tarbes. Elles renaîtront à Pau en 1841, sous l’impulsion de la population anglaise grandissante, à quatre kilomètres de Pau, dans une lande immense, une plaine marécageuse des plus pittoresques, appelée Pont Long. Peu fertile, elle fournit de maigres pâturages aux Ossalois, les occupants de la vallée d’Ossau. Pour l’anecdote, l’hippodrome devait être construit sur les terrains qu’occupe actuellement le golf de Billère, mais la mairie s’y est opposée. C’est la raison pour laquelle le début des courses a été retardé. Elles finissent par s’installer donc sur la lande du Pont Long.

Les 23, 25 et 27 août 1843 ont lieu trois réunions, soit douze jours avant celles de l’année précédente. La présence de S. A. R. Monseigneur le duc de Montpensier, qui venait as sister à l’inauguration de la statue d’Henri IV, les avait fait avancer pour l’inauguration officielle de l’hippodrome et son baptême devant 35 ou 36.000 spectateurs. L’hippodrome du Duc de Montpensier, ainsi qu’il s’est appelé à l’origine, sera rebaptisé cinq ans plus tard hippodrome de Pau.

 

Les 177 ans de la Société

La Société d’encouragement des Basses-Pyrénées pour l’élevage du cheval aurait été fondée en 1839, sous la présidence du comte Pierre de Saint-Cricq (ministre et président du Conseil général des Basses-Pyrénées) assisté de son vice-président, le vicomte Napoléon Duchatel, préfet des Basses-Pyrénées. Les commissaires de l’époque avaient pour noms le comte Amédée de Beaumont (officier de Saint-Cyr qui prendra le poste de président en 1850), Ch. de Bray, les barons d’Ariste, Bernadotte et Pierre de Laussat, le magistrat Adolphe d’Artigaux ou Dartigaux, l’époux de Caroline de Saint-Cricq qui avait eu Franz Liszt, le compositeur, pour amour de jeunesse. La société consacre ses réunions aux courses plates (sur une piste de 2.000m) puis, en 1852, l’obstacle apparaît sur les programmes. Les premiers steeple-chases sont organisés à partir de 1856, sur un tracé créé sur un modèle anglais par Henri Manescau. La Poule d’Essai de Pau, l’un des plus anciens classiques de plat du Sud-Ouest, est créée en 1860 et le Grand Prix de Pau, un steeple-chase sous forme de handicap, officiellement en janvier 1879, deux jours après la Grande Course de Haies.

Des tribunes en bois sont construites en 1863 sur le modèle de celles de Chantilly, reconstruites en pierre en 1876, trois ans avant le premier Grand Prix.

Le premier vainqueur du Grand Prix s’appelait Cupidon. Monté par un vieux cavalier anglais, Alfred Purr – qui n’avait de courage pour se mettre en selle que l’eau de vie aidant –, ce hongre de 7ans appartenait à un Béarnais, voiturier de la ville, Pierre Ranguedat, qui l’entraînait d’une façon bien particulière. À la tête de la régie du service régional des diligences, il faisait effectuer à son brave coursier attelé, deux fois par semaine, le trajet Pau-Laruns afin d’y emmener et de ramener les curistes d’Eaux-Bonnes (soit 75 km). Il volait ensuite sur les obstacles du Pont Long. Il avait été élevé dans le Limousin par un certain Psalmet de Vanteaux.

Juste après la PremièreGuerre, des épreuves d’obstacles sont organisées sur l’hippodrome de Sers par le Trotting Club béarnais, fondé en 1891, et qui deviendra la Société béarnaise du demi-sang, dont les derniers présidents ont été le vicomte Henri de Vaufreland et le comte Hubert de Navailles. En 1921 est fondée la Société des courses de Nay, à cinq cents mètres de la localité. Le président d’honneur n’est autre que le père d’Hubert.

 

Aux commandes de la Société, quinze présidents se succèdent

 

Après les comtes de Saint-Cricq et de Beaumont, Ernest du Pont, ancien directeur du haras de Pau puis inspecteur général des haras, prendra les commandes de la société en 1867, suivi en 1871 du marquis Charles d’Angosse, époux de Marie-Louise La Caze, en 1873 du baron Nabos de Saint-Jammes et, en 1881, de Léon Daran, médecin et ancien conseiller général. L’ancien député-sénateur et maire de Navailles, le comte Joseph de Gontaut-Biron, est élu en 1893 pour un mandat qu’il renouvellera jusqu’en 1923, soit trente ans de "règne". Il est décédé à Pau en 1924. Viendront ensuite Camille Duboscq (1923-1948), le comte Auguste de Castelbajac (de 1949 à son décès en décembre 1962), le comte Guillaume de Pracomtal (de 1963 jusqu’à son décès en mars 1973), le marquis Renaud du Vivier (1974-1980, par ailleurs président de la Société des steeple-chases de 1969 à 1978), le colonel de cavalerie Jean Granel (de 1980 à son décès en 1982, par ailleurs membre et commissaire de la "Société des steeples" depuis 1954). C’est sous son mandat que le meeting de printemps de plat est purement et simplement supprimé. Alain du Breil prendra la suite en 1983 (il fut président des "Steeples" de 1978 à 1987), suivi du marquis Max de Ginestet-Puivert, en 1987, qui a occupé ce poste pendant une vingtaine d’années avant de passer la main, en mai 2000, à Jean-Louis Foursans- Bourdette.

L’actuel directeur de l’hippodrome, Jean Brouqueyre, vient de succéder à François Galibert, en poste depuis 1981, reconnaissable à son noeud papillon. Il avait pris les rênes en remplacement de Jean-Paul Hugonnet, décédé en janvier 2011 à 82 ans, qui avait été également juge à l’arrivée. Le 13 janvier, un steeple-chase lui était dédié.

 

LES COURSES PHARES DU MEETING

Le Grand Prix de Pau - André Labarrère

Depuis la 120e édition, en 2007, du Grand Prix de Pau, la Société des courses honore l’ancien maire de la commune, André Labarrère, un natif de Pau. Il a occupé ce poste de 1971 jusqu’à son décès en mai 2006. L’année suivante, son premier adjoint, Yves Baradat, également honoré par une course le 17 janvier, nous quittait également. La société lui a rendu hommage le 17 janvier avec un prix à son nom. Conseiller municipal, premier adjoint, conseiller général, il a été nommé vice-président de la Société des courses. On lui doit en partie le jumelage de la ville avec Cheltenham, la piste tout temps, avec la complicité du président Max de Ginestet. Champion de France d’athlétisme et recordman du 110m haies, il avait été aussi élu à la présidence de la Section paloise.

Avant l’arrivée d’André Labarrère aux commandes de la ville,son prédécesseur, Louis Sallenave, a oeuvré de 1947 à 1971, soit quatre mandats. La Société a tenu à l’honorer d’un nom

de prix, le 15 décembre. L’édition 1950 du Grand Prix de Pau a été enlevée par un élève de Willy Adèle, Garde Toi, appartenant au marquis Alfonso de Portago, monté par lui-même. Frère de la marquise de Moratalla, c’était un cavalier intrépide qui avait un peu touché à toutes les disciplines sportives telles que la course automobile. La fatalité a voulu qu’il soit victime d’un accident mortel au volant d’une Ferrari lors des Mille Miles (Mille Miglia) de Brescia en mai 1957. Gentleman-rider de 1947 à 1953, il avait enlevé le Prix des Lions, le Prix de France et avait monté à deux reprises le Grand National. Un prix à son nom s’est couru le 10 décembre.

 

Le Grand Steeple et la Grande Course de Haies des 4 ans

À Cagnes, le Grand Steeple et la Grande Course de Haies des 4ans ont pour nom Christian de l’Hermite et André Masséna. À Pau, elles se nomment Prix Antoine de Palaminy (21 février) et Prix Camille Duboscq (5 février). Antoine de Palaminy, décédé en 1943, a été commissaire et vice-président de la Société d’encouragement des Basses- Pyrénées sous l’ère de Camille Duboscq, aux commandes de 1923 à 1948. Le Prix de Palaminy a pour préparatoire le Prix Jean Bernadotte (maréchal de France, roi de Suède).

De son nom patronymique, Antoine Eimar de Palaminy, marquis de Laloubère, a eu pour gendre Guillaume de Ginestet- Puivert, le père de Max de Ginestet-Puivert. Camille Duboscq était le père de Paul, propriétaire de La Sorellina et de son frère Silnet, qui avaient formé le jumelé de l’"Arc de Triomphe" 1953.

 

La Grande Course de Haies

Cette Listed rend hommage depuis 2013 à Max de Ginestet, décédé en avril 2012. Charles de Ginestet-Puivert de Palaminy n’est autre que son frère, décédé en 1992 et qui a occupé les fonctions de commissaire. Au palmarès de cette épreuve figure un certain El Triunfo, vainqueur huit jours plus tard du Grand Prix de Pau et, l’année suivante, du Grand Steeple-Chase de Paris. Il est aussi honoré à Pau.

Le Prix Albert de Taillac, le 17 janvier, est une préparatoire. Son nom rend hommage à un commissaire exerçant sous l’ère de Camille Duboscq. Les Quintés palois Nous avons déjà évoqué le souvenir d’Annie Hutton, celui de Pierre Estrem-Rey, celui d’Auguste de Castelbajac, qui ont tous un Quinté à leur nom.

Le Prix René Cramail est également une course événement, le 29 janvier. En plus de détenir toutes les casquettes, celle de propriétaire (casaque cerise), celle d’éleveur et celle de gentleman-rider, René Cramail fut membre du Pau Hunt et du Cercle. Il avait élevé Rhyticère qui, après s’être sorti des "réclamers" à 5 ans, s’est imposé dans le Prix La Haye-Jousselin 1928, après avoir dû se contenter de la deuxième place, à une tête de Maguelonne, dans le Grand Steeple- Chase de Paris. Il sera, en 1931, le seul français à vouloir défier les anglais sur leurs terres, celles d’Aintree. Terminant au pied du podium du Grand National, il restera comme étant la meilleure performance d’un cheval français de l’entre deux-guerres.

Georges Pastré, que l’on a honoré le 15 décembre lors d’une course événement, n’avait pas 30 ans quand il déclara ses couleurs (bouton-d’or, puis jaune étoiles bleues) tout comme son frère aîné, Guy (bleue, pois jaunes), vainqueur, comme propriétaire-entraîneur, du Grand Prix de Pau 1960. Georges, Landais d’adoption, était membre du Syndicat des éleveurs et avait occupé les fonctions de commissaire à Pau.

 

 

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